Y’a des jours, sans y voir,
Égrenés dans le vide,
Des détours dans le brouillard,
Sans plus rien dans le bide… et…

Y’a du temps sans paroi,
Des secondes qui survivent,
Ni résister, ni vouloir,
Des ombres qui se défilent… et…

Je m’enlise, je coule à pic,
Écorché sans le vif,
Je prends la fuite, je me perds,
Bâillonné dans l’atmosphère…

Tandis que d’autres en temps d’arrêt,
Aux instants de vie, à compter, engranger,
Moments sublimes dans la lumière,
Regardant et l’avant et l’arrière…

Y’a des jours, j’aimerai y croire,
Que tout soit moins fluide,
Des retours dans ma mémoire,
Que ça me prenne les tripes et…

Y’a du vent, y’a du froid,
Des moments en grippe,
Sans s’attarder, sans s’asseoir,
Une ombre orpheline et…

Je m’enlise, je coule à pic,
Etouffé, sans le soupir,
Je trace la ligne vers l’enfer,
J’en veux encore d’ mon atmosphère…

Parmi les autres … sans intérêt,
Aux instants sans vie, à oublier, effacer,
Au temps, aux abîmes, sans prière,
Sans regarder, l’avant , l’arrière…

Juste l’instant… sans lumière…
Juste un instant… éphémère.

Paroles : Carole DENAVES
Musique|Chant  : Nicolas RUGOLO
Enregistrement : Home studio
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 8.6/10 (10 votes cast)
Ephémère, 8.6 out of 10 based on 10 ratings

7 thoughts on “Ephémère

  1. Dans le grand bal des univers K.Roll est une galaxie (presque) improbable. Elle accroche l’émotion hors des codes établis, délivre le sens comme un secret à partager, nuance les couleurs… ou leur donne plus d’éclat. Ici, elle s’attaque en plus à la forme, chose dont je l’ignorais (à ce point) capable.

    Nico, dans ses errances aventureuses ne s’y est pas trompé, les sons des mots lui parlent, lui chuchotent des inspirations.

    Sur une musique épurée (juste ce qu’il faut) la mélodie coule, l’interprétation saisit chaque nuance, pousse les aspérités (voulues) utilise le moindre gramme d’émotion pour y caler quelque soupir… et vogue le bateau ivre.

    Un moment d’intensité rare, le talent qui ne trahit pas… l’autre talent. Tout ça semble facile lorsque c’est bien fait… et c’est bien fait pour eux!

    Merci Nico pour ces joies de partage, cette limpidité de l’approche, de saisir et révéler, d’ouvrir ta portée pour y poser si délicatement lorsqu’il faut le fragile.

    Merci à vous deux pour cet interlude de grâce.

  2. Dans la Famille Denaves, je voudrais le Patriarche…

    Dans la Famille Denaves, je voudrais la Fée…

    Il te les faut tous, alors ? ? ?

    FAMILLE ! ! !

    Bonne pioche. Un texte qui me plaisait déjà nu, même s’il ne faut pas le lire un jour de pluie. Une interprétation et une musique qui me plaisent.

    On fait une Bataille ?

  3. Encore merci Nico pour cette belle surprise ! Forcément flattée et toute heureuse.
    à Mac: j’adore tes commentaires autant que tes textes, je fais un voeux pour toi !

  4. j’aime beaucoup. la mélodie accompagne à merveille les vagues et ses creux pour une foule de sensations….fragile j’ai envie de dire. fragile comme un instant….effet mer… ce texte est joli jusque dans son titre. je suis toujours méga fan de la voix de Nico avec son côté d’ange écorché. le cocktail est saisissant de profondeur. Bravo à vous deux.

  5. Je découvre le texte de K qui, si elle s’enlise, semble toutefois s’envoler avec les beaux aigus de Nico.

    Que dire de la voix de Nico, quand en plus elle est si calme, si écorchée, si arrêtée… puis repart tout la haut.

    Des rencontres en le sud et le nord, entre les mots et les notes, encore une très belle chanson. BRAVO !

  6. Merci Kroll de m’avoir permise de mettre en musique tes mots… Dans la famille Denaves, je me demande ce qu’ils ne font pas bien ? Même les surprises sont géniales. Merci encore Carole, jean et nico pour votre cadeau et votre soutien…

    merci MAC d’être sur tous les fronts… Et mila d’avoir apprécié ce moment…

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