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J’ai les mains qui vieillissent

 

J’ai toujours trouvé joli  Les belles chevelures blanches

Alors j’ai trop rien dit En les voyant sur mes tranches

Ces petits parsemages gris Autour de mes oreilles

Et dans ma barbe aussi Quand se couche le soleil

Les excuses se trouvaient bien Quand j’me faisais mal au dos

Un mouvement trop soudain De l’échauffement pas trop

Ça ira mieux demain Rien à voir avec l’âge

Je suis encore très loin  D’avoir besoin d’être sage

Tu trouves pas ça mignon Ces rides aux coins de mes yeux

Ça donne un air moins con Non, j’ai pas dit plus vieux

Le temps que nous avons Est pour l’éternité

Et, j’offre le bâillon À qui veut rigoler

 

Mais J’ai les mains qui vieillissent

J’ai la peau plissée, le touché rugueux

J’ai les mains qui me trahissent

Qui obligent le temps à m’ouvrir les yeux

 

Non je ne perds pas mes cheveux j’ai juste le front qui pousse

La preuve j’en ai retrouvé qu’deux Hier soir dans l’fond d’ma douche

C’est vrai qu’en regardant mieux J’en ai vu d’autres qui nagent

Mais la calvitie mon vieux Ça ne dépend pas que d’l’âge

J’ai pas bien réussi Le test de vue au boulot

Mais y’a la fatigue aussi Et hier j’étais au bistrot

Je le referai jeudi Je suis sûr qu’elle s’est gouré

C’était écrit trop petit Et pas dans l’ordre de l’alphabet

Quand je fais un peu de sport J’arrive plus à respirer

Décidément l’effort  C’est devenu compliqué

Tu m’dis que j’ai l’air d’un mort Quand je soulève des cartons

Je suis sûr que c’est encore Cette saloperie d’pollution

 

Mais J’ai les mains qui vieillissent

J’ai au d’ssus d’leur dos les veines qui dépassent

J’ai les mains qui me trahissent

Qui montrent de près tout le temps qui passe

 

Le chocolat a fondu Sur les plaquettes des abdos

Qui avant auraient pu Attirer quelques p’tits lots

Maintenant quand j’suis tout nu Je suis loin d’être Apollon

Mais la coupable est connue Société de consommation

Parfois j’ai quelques oublis J’trouve plus mes clés c’est trop con

J’ai dû les laissé chez lui Je reviens plus sur son prénom

C’est pas la vieillesse j’te dis Et puis ou sont mes lunettes

C’est qu’avec le temps qui fuit J’ai trop de choses dans la tête

Quand je me baisse ça craque Putain d’articulations

Je savais qu’c’était une arnaque C’est l’ostéo qu’est bidon

Puis sur ma peau, y’a des plaques Qui viennent soudain d’apparaître

Parle de mon âge et j’te claque Fais pas monter l’trouillomètre

 

Mais J’ai les mains qui vieillissent

Qui se mettent à trembler quand j’écris

J’ai les mains qui me trahissent

Qui m’disent malgré tout que j’suis en vie

 

Paroles : Troma
Musique|Chant : Nicolas RUGOLO
Enregistrement : Home studio

Aupositeur

A la recherche... Toujours... Tout le temps...

Un commentaire

  1. Je ne vais pas chercher la bête… ni trouver une mauvaise excuse… ne pas laisser de commentaire parce que je n’ai pas de stylo… le sujet (qui ne pourra échapper à personne) est bien traité… l’excuse et/ou le contre poids… le pile et/ou le face… comme on voudra ! Étonnant ce parlé qui résonne à l’intérieur, solennel. surprenant de constater que cela n’enlève rien à ton talent… Bravo à tous les deux !

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