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Le plaisir de se souvenir

Elle vit toute seule et elle s’ennuie dans sa maison

Dans un vieux cadre en alu gris sous un lampion

Y’a la photo de son mari devant un pont

Alors elle tourne et elle relit son oraison

Ca va bientôt faire quatorze ans qu’il est parti

Heureusement il reste les enfants tous les samedis

Qui viennent la voir en souriant même s’il fait gris

Mais ça rend les dimanches plus lents que toute une vie

Et ce qui la fait tenir, c’est le plaisir de se souvenir…

Quand quelqu’un vient faire la poussière de temps en temps

Elle s’assied et raconte la guerre en souriant

Cette période ne semble pas lui plaire mais pour autant

Quand elle en parle y’a une lumière dans ses yeux blancs

Elle a perdu ses frères et soeurs, tous un par un

Son visage a passé trop d’heure derrière ses mains

Un jour elle a su le bonheur, elle s’en souvient

Elle regarde l’état de son coeur tous les matins

Mais ce qui la fait sourire, c’est le plaisir de se souvenir…

Elle parle toujours du bon vieux temps avec bon coeur

Décrit le monde en se plaignant de ses horreurs

Elle feint de rire en s’amusant de ses erreurs

Elle oublie tout sauf que le temps compte ses heures

Aujourd’hui elle ne fait plus rien et elle attend

Que les yeux et l’amour des siens rallument son sang

Mais l’illusion ne va pas loin contre le vent

Elle ne voit plus les lendemains, plus maintenant

Avant de devoir partir, reste le plaisir de se souvenir…

 

Paroles : Troma
Musique|Chant : Nicolas RUGOLO
Enregistrement : Home studio

Aupositeur

A la recherche... Toujours... Tout le temps...

Un commentaire

  1. Des images empreintes de souvenirs et de nostalgie, des images poétiques bien écrites aussi…le tout relié par une phrase, un fil d’argent dont Nico dispose avec talent (pour ne pas changer) pour en faire… de la fine dentelle.

    Bravo à tous les deux !

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