Un texte
Le Fracas de l'Aube
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Assez de ces cités aux veines de bitume,
Où l’espoir s’asphyxie sous un ciel de charbon !
Assez de vos calculs, de vos ronds de fumée,
Quand le ventre du monde hurle son abandon.
C’est un cri qui remonte, un séisme sous peau,
Le refus de plier sous le poids des archives.
Nous ne voulons plus être un simple numéro,
Une ombre que l’on parque en des eaux mort-nées, vives.
Écoutes ! C’est le râle des cœurs qu’on a cru faire taire,
Le fracas des rouages que l’on veut dégonder.
Le vieux monde s’effrite, il n’est plus qu’une terre
Où l’on sème l’argent pour ne rien récolter.
Nous réclamons le souffle ! Une autre architecture !
Où l’humain n’est plus l’offre, la proie ou le pivot,
Mais le sang qui circule, la main qui rassure,
Les fondations sacrées d’un système nouveau.
À bas les privilèges en robes de satin,
Et les lois qui s’écrivent à l’encre de nos larmes !
Que se lève le jour, le grand soir, le matin,
Où la fraternité sera notre seule arme.
Ce n’est plus une plainte, c’est un rugissement,
Un torrent qui dévale et qui veut tout laver.
Pour bâtir sur les cendres du vieux renoncement,
Un monde enfin debout, un monde à inventer.