Parce que c’est toi
Si tu me donnais tes mains
Dans l’affolement de mes chagrins
Comprendrais-tu ce qui me transperce?
Comprendrais-tu ce qui me remplit?
Si tu me donnais tes yeux
Quand je me compare à eux
Comprendrais-tu ce qui me bouleverse?
Et me couche au tapis?
Si mon coeur était un livre ouvert
L’un de ceux qu’on laisse pour reprendre après
Y verrais tu l’authenticité de mon amour ?
Y trouverais tu le remède à tes doutes ?
Si je vendais mon âme au diable
Comme gage et promesse de ma sincérité
Y verrais tu une manigance perverse ?
Y trouverais tu matière à nourrir tes prières ?
J’ai vu un corps incendié
Et le plus beau regard du monde.
Un cœur en forme de main
Je t’ai vue comme une bombe
1000 morceaux de moi éparpillés
A tes pieds… Dans tes bras…
Je me suis déshabillé
Je t’ai vue comme on foudroie
J’ai vu ton âme torturée
Et tes mots criant un appel à l’amour
Un coeur vagabond defenestré
Dans l’errance de la solitude de velour.
J’ai vu tes larmes de peine et de joie
Celles qui perlent en réaction à tes émois.
J’ai oublié d’où je venais
Et ce qui en moi même, me hantait.
Et si un jour
Mon maquillage venait à couler
Que le masque tombait quand le rideau se ferme
Et si tu te trompais
Et si un jour…
Tu te réveillais sans plus rien à découvrir.
Quand tu auras fait le tour…
Du paysage… de nos toujours…
Et si je dois céder la place?
Et si un jour
Tu t’endormais sous d’autres images…
Sur l’oreiller d’un rêve plus doux..
Ou ton regard s’imaginait découvrir d’autres alentour
Si je devais céder la place
Et si un jour
Mes faiblesses faisaient naître en toi l’ennuie
Que la passion s’éteignait laissant place à l’oubli
Et si tu te trompais
Et si un jour…
peut-être demain, qui sait?
Je sèmerai des ciels au sommet des poignets
A déployer des ailes dans les cendres des souvenirs.
A regarder sans fin les clichés oubliés
Peut-être demain.. ou le jour d’après…
Et si un jour
Peut être demain qui sait?
Les photos et la musique étaient tout ce qu’il restait
De deux âmes soeurs retrouvées mais perdues à jamais
Aussi éphémère que le papillon peut l’être
Peut être demain ou le jour d’après…
Même quand tu es loin.
Je sais entrevoir la vie et
Ses contours….
A la lueur de tes reins
et à l’ombre de l’amour.
Elle se dessine à main levée
Comme des phrases sur le papier
Ou les encres coulent pour toi
Quand je m’imagine sans toi
Ce n’est que néant
Mon coeur saigne de toi.
Je préfère ne pas connaître l’amour
Que de vivre le tien au passé
Avec les échos des toujours.
Je préfère les remords aux regrets
Ma naïveté à ta méfiance
D’aussi près que tu te trouves
Sous l’épiderme de ma carcasse
Je sais trouver la boussole
et au son de nos cuirasses
prendre mon envol.. Dans les espaces…
Mais si nous sommes le miroir de l’autre
Acceptons à travers son reflet
Qu’il n’est pas que qualités,
Que notre perfection est imparfaite
Est-ce ce qui la rend si belle?
Je m’inspire et m’ennivre de toi
Comme de l’ivresse de nos nuits,
Je te confie mon coeur
Je te confie ma vie
Je te confie la clé des heures et notre avenir.
Même si tu pars dans les fins fonds .
Que tu m’aspires en tourbillon .
Et que la spirale m’entraîne loin de
Ton pull de laine.
Il y aura toutes mes nuits blanches
A dessiner sur une planche
Les jours heureux de ta présence.
Je t’aime pour chaque baiser.
Chaque sourire. Chaque rire.
Chaque souvenir. Pour tout ce que tu es.
Je t’aime parce que tu connais mes peurs
Et pour les rêves auxquels tu crois, alors même que j’ai des doutes.
Je t’aime pour chaque respiration
Chaque mélodie, chaque regard
Chaque poésie, pour tout ce que tu es.
Je t’aime parce que tu me connais parfois mieux que moi même et même aussi pour ta jalousie.
Je t’aime simplement…
Simplement parce que c’est toi.